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Grand débat national

Le Grand débat au crible des experts de la démocratie participative

Publié le 24/01/2019 • Par Brigitte Menguy • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

Speaker at Business convention and Presentation
kasto - Fotolia
Méthodologie, engagement politique mais aussi caractère inédit du Grand débat national sont les principales questions que La Gazette a posé aux acteurs de la démocratie participative. Et selon ceux qui placent la parole citoyenne comme un élément essentiel de la décision publique, le Grand débat national est loin d’être la panacée.

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Depuis maintenant une semaine, le Grand débat national a été lancé par l’exécutif pour répondre à la crise des gilets jaunes. Plateforme numérique, réunions publiques d’initiatives locales mais aussi stands de proximité ou encore futures conférences citoyennes régionales… sont autant d’outils participatifs mis à la disposition des Français pour exprimer leurs opinions, attentes et propositions.

Armel Le Coz, cofondateur de Démocratie ouverte, Marion Roth, directrice de Décider ensemble, Pierre-Yves Guihéneuf, délégué général de l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC) et Pascal Clouaire, adjoint au maire de Grenoble délégué à la démocratie locale ont accepté de passer au crible cette concertation citoyenne version XXL.

Un format inédit

S’il y a bien une chose sur laquelle les experts de la démocratie participative sont unanimes, c’est le caractère inédit de ce Grand débat national. Jamais dans l’histoire de France, sous la Vème République ou même en 1789, les Français n’ont eu la possibilité de s’exprimer directement sur des thématiques aussi larges.  Armel Le Coz va même plus loin dans cette analyse : « c’est la première fois, qu’en France, un gouvernement et un Président de la République s’engagent autant sur une consultation citoyenne. Et avec une telle force médiatique ! »

Selon l’adjoint au maire de Grenoble délégué à la démocratie locale, Pascal Clouaire, on vit même « un grand moment de démocratie. Jamais quelque chose de cet ordre n’a été fait en France pour faire ainsi remonter les opinions et les propositions des citoyens ».

Une méthode critiquée

Mais l’enthousiasme des experts de la démocratie participative retombe dès qu’il est question de la méthode définie par le Gouvernement. « Partiale », « non indépendante » voire « amateure » sont les qualificatifs employés par ces derniers. Pour Marion Roth, directrice de Décider ensemble, « ce débat ne peut être indépendant puisque sa méthode a été dictée par le Gouvernement. Sans parler du questionnaire auquel sont invités à répondre les participants, qui reprend purement et simplement les choix de Bercy et par là-même biaise le débat ».

Un questionnaire qui n’est pas non plus au goût des autres experts, qui regrettent « le choix du sondage au détriment d’une vraie approche co-constructive de la décision publique ». « La méthode de sondage ne permet pas la mise en discussion » déplore le délégué général de l’ICPC, qui aurait aimé que les questions posées par le Gouvernement « soient plus ouvertes » tout en espérant que « les participants vont s’écarter de ce cadre ».

Mais sur la liberté que les citoyens pourraient prendre sur l’organisation du Grand débat, les avis divergent. Marion Roth y voit « une bonne nouvelle » soulignant « qu’en France, nous avons une conception très descendante de la participation ». Au contraire, Pierre-Yves Guihéneuf rappelle que les débats ne se font pas sans une méthodologie : « les débats doivent être préparés, structurés, organisés, valorisés. Il faut qu’ils soient conduits par des animateurs neutres qui n’interviennent pas sur le fond mais qui s’en font l’écho en toute indépendance ». Une ingénierie du débat public qui ne semble pas, pour le délégué général de l’ICPC, au rendez-vous.

L’écueil d’un accouchement de souris

Mais le principal écueil relevé par les acteurs de la démocratie participative est, unanimement, ce que le Gouvernement va faire de toute cette « matière citoyenne ».

« Il manque les engagements et les finalités de ce débat. Aujourd’hui, nous n’avons aucune garantie sur ce qui va être fait » fustige Armel Le Coz.

Pour Marion Roth, « la question du temps de l’analyse se pose aussi car le Gouvernement a annoncé le rendu de ses conclusions seulement après un mois d’analyse ». On peut effectivement se demander comment l’Etat va être en capacité d’éplucher et de condenser autant de comptes-rendus de réunions, de propositions numériques… sans risquer de ne pas déformer la parole citoyenne.

« Il aurait fallu que dès le départ, le Gouvernement s’engage à ce que les contributions citoyennes les plus sollicitées fassent l’objet de débats, soit devant les chambres parlementaires, soit d’un vote par référendum » propose l’élu grenoblois.

Car côté propositions, les experts de la démocratie participative sont un puits sans fond ! Démocratie ouverte a notamment proposé au Président de la République « la mise en place d’un Observatoire afin d’étudier les dispositifs et méthodes utilisés dans les débats et d’une Assemblée citoyenne tirée au sort, représentative de la société, chargée de faire des propositions donnant lieu à un référendum à choix multiples ».

Et demain ?

Enfin, à la question, « le Grand débat national est-il une bonne chose pour la démocratie participative de demain ? », les réponses sont plutôt normandes.

Pour Pierre-Yves Guihéneuf, « ce Grand débat est actuellement une bonne nouvelle pour la démocratie participative puisqu’il met le sujet au cœur de l’actualité. On sent que les citoyens se posent des questions sur la méthode, ils s’emparent vraiment du sujet-même de la démocratie participative. Mais il ne faudrait pas que les citoyens soient déçus de ce que le Gouvernement en fera ».

Un effet boomerang que craint également Marion Roth : « si la participation citoyenne n’est pas prise en compte, la démocratie participative dans son ensemble en souffrira ». Pour autant, même en cas de « succès citoyen », la directrice de Décider ensemble reste dubitative sur un rebond de la participation citoyenne aux instances traditionnelles de démocratie participative « car ce qu’ils veulent c’est parler des grandes thématiques, des politiques publiques et non des dos d’âne ! »

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Sommaire du dossier

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  2. Le droit d’interpellation des élus locaux, un air de déjà-vu
  3. Edouard Philippe détaille le calendrier des chantiers annoncés par l’Elysée
  4. Bilan du Grand débat national : les quatre points clés
  5. Grand débat national, et maintenant ?
  6. Bilan du Grand débat national : dernier rapport des garants
  7. Les garants du Grand débat expriment leur satisfecit
  8. Mortagne au Perche : un grand débat sans RIC ni ISF
  9. Emmanuel Macron face aux maires du Grand Est : les désaccords persistent
  10. Les services publics au cœur des critiques citoyennes
  11. À Ouveillan, on déplore la « déshumanisation » des services publics
  12. Le Grand débat national entre dans sa phase opérationnelle
  13. Grand débat national : mode d’emploi
  14. Grand débat : « Il ne faut pas oublier de remonter les contributions » – Jean-Paul Bailly
  15. Quelles sont les conditions d’un « bon » débat ?
  16. Terra Nova propose le RIC délibératif
  17. Grand débat national : le Gouvernement s’engage sur les modalités d’analyse et de restitution
  18. Le Grand débat au crible des experts de la démocratie participative
  19. A Sézanne, le besoin d’une plus grande proximité entre le citoyen et l’administration
  20. A Roubaix, un débat citoyen entre frustration, espoir et colère
  21. Grand débat : tout savoir sur la plateforme numérique
  22. A Civrieux, on débat en recherchant le consensus
  23. Grand débat : quelle facture pour les communes ?
  24. Grand débat : Sébastien Lecornu constitue un comité des maires
  25. Grand débat national : le rapport accusateur de la CNDP
  26. Le Grand débat national fait le plein à Palavas-les-Flots
  27. A Villiers-le-Bel, les habitants dénoncent les défaillances des services publics
  28. Grand débat : une vision de la transition écologique très critiquée
  29. Grand Débat : le collège de garants assure ne recevoir d’instruction « de personne »
  30. Les mots de la lettre aux Français
  31. Retour sur l’intervention-marathon d’Emmanuel Macron
  32. Grand débat national : « Il faut intégrer les agents publics dans le recueil de la parole citoyenne »
  33. Grand débat national : mais où est donc passée la culture ?
  34. Grand débat : le cri d’alarme de fonctionnaires en détresse
  35. Grand débat : les premières remontées de terrain par les élus
  36. Grand débat : Emmanuel Macron s’attaque au nombre de collectivités

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Commentaires

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pov citoyen

29/01/2019 09h43

La critique est aisée, l’art est difficile. Tout cela ne date pas d’hier.
Voulez-vous payer moins d’impôts? facile.
Voulez-vous davantage de services? pareil.
Voulez-vous gagner plus? ….
Méfions-nous du simplisme, du populisme, de la démagogie, des ambitions personnelles de tous bords (il est à craindre que ce dernier point soit le pire de tous et on voit cela poindre tous les jours désormais avançant masqué derrière un affichage d’intérêt général).

Léon

14/03/2019 08h46

On ne parle pas beaucoup du rôle des experts judiciaires qui influence énormément les juges dans un procès. Les victimes se cachent. Il faudrait que les EXPERTS JUDICIAIRES travaillent par deux (chaque partie) dans chaque affaire.
Il faudrait que ces quelques mots sortent sur le GRAND DEBAT NATIONAL on ne sait pas comment les faire sortir.

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